L'oignon doux des Cévennes

Rencontre vidéo avec le producteur

L'oignon doux des Cévennes

Un oignon AOC et AOP aux qualités reconnues


L’oignon doux des Cévennes est un oignon qui bénéficie d’une AOP (Appellation d’Origine Protégée) et d’une AOC (Appellation d’Origine Contrôlée). Il bénéficie de ces appellations une fois séché. Ainsi, l’oignon doux des Cévennes est un oignon dit « de conservation ».

Quelques critères qui permettent l’appellation d’«oignon doux des Cévennes » :


Une géologie typique


L’oignon doux doit ses particularités au fait qu’il pousse sur un sol acide d’origine granitique ou schisteuse, qui s’érode. C’est une terre légère, sablonneuse et drainante.


Un oignon doux et doré


Sur ce sol bien spécifique pousse un oignon aux particularités physiques exceptionnelles :

  • - il est très juteux,

  • - il n’est pas piquant,

  • - il ne laisse pas d’amertume en bouche,

  • - son goût est doux et sucré,

  • - sa peau est brillante et sa couleur d’un blanc nacré.


Les oignons récoltés sont ensuite divisés en trois catégories :

  • - extra (l’objectif étant d’avoir une majorité de cette catégorie)

  • - vrac

  • - second choix


Les oignons doux extra et vrac peuvent être commercialisés sous l’appellation « oignon doux des Cévennes », à la différence des oignons dits de « second choix » qui ne répondent pas aux caractéristiques leur permettant de bénéficier de l’appellation.

Les oignons doux des Cévennes sont donc des oignons d’excellence.


Une culture en terrasses


Au vu du terrain escarpé, les parcelles sont très morcelées et disséminées sur les pentes dans des endroits variés. En outre, l’oignon doux pousse en terrasses, sur des murs construits par l’homme pour retenir la terre et avoir un sol plat pour permettre la culture et faciliter l’irrigation.


Un mode de culture raisonné


Cultivé en agriculture raisonnée, l’oignon doux des Cévennes bénéficie d’un programme de recherche et développement en vue de tendre vers une production toujours plus respectueuse de l’environnement.

Une culture raisonnée implique également différentes actions, et notamment le fait que la ressource en eau est gérée le plus souvent par la construction de bassins de rétention des eaux de pluie en période hivernale.

 

Les producteurs – Focus sur la production de Jérôme Daumet


Jérôme Daumet gère en association avec Jérôme Fesquet 1,5ha de cultures, soient 30 parcelles. Ces 1,5ha de cultures ne représentent pas moins de 4km de tour de parcelles (à faucher tous les 15 jours !). En tout, 95t d’oignons sont produits chaque année sur leurs parcelles.

La saison des oignons démarre en mai pour le repiquage, activité pour laquelle les 2 Jérôme emploient 8 personnes.

La culture se poursuit jusqu’au mois d’août, lorsque les oignons sont presque mûrs et que leurs tiges ont tendance à tomber (elles ne se tiennent plus à la verticale). L’irrigation est un facteur primordial dans la culture des oignons, et détermine principalement le rendement final. Ils cessent d’être arrosés 15 jours avant récolte.

Pour ce deuxième pic d’activité, ce sont 10 personnes qui investissent les champs d’oignons pour la récolte qui dure 3 semaines, jusqu’à la fin du mois août.

Après récolte, les oignons sont séchés sur chaque exploitation.

Les oignons sont ensuite stockés en chambre froide. Ils sont triés et préparés durant tout l’hiver (les producteurs coupent les tiges et enlèvent les premières peaux). Cette étape de la préparation de l’oignon sec dure de septembre à mars. Ils n’emploient pas de main d’œuvre extérieure pour cela et peuvent trier environ 50kg/heure/personne.

Pendant les mois d’hiver, les producteurs préparent la terre et procèdent au semis des graines en pépinières, qui donneront les plants d’oignons repiqués au mois de mai.

Ils confortent également les murs en terrasses si besoin. Par l’entretien de ces terrasses, les producteurs sont les gardiens du patrimoine.

 

La coopérative d’oignons doux des Cévennes


Groupement de producteurs locaux, la coopérative a pour but de fédérer les agriculteurs entre eux, et d’assurer la commercialisation de l’ensemble des produits.

Ils y trouvent plusieurs avantages :

  • - Cela leur permet de mutualiser du matériel. Par exemple, 450t d’oignons sont stockés dans les chambres froides de la coopérative avant d’être triés.

  • - La coopérative calibre les oignons et vérifie leur conformité grâce à une agréeuse, puis elle les emballe et les expédie.

  • - Des réunions et des suivis techniques sont effectués. Une ingénieure agronome est employée par la coopérative et réalise notamment des essais. Ceux-ci ont conduit à l’installation de stations météo sur le secteur, ce qui aide les producteurs au quotidien, en particulier pour l’irrigation et la protection de leurs parcelles.

  • - La coopérative s’occupe également de la production de graines à destination de ses adhérents pour une meilleure homogénéité du produit.


 

 

Carte d’identité / la coopérative :

  • - depuis 1991

  • - 100 producteurs

  • - Principe du producteur – décideur

  • - 50ha

  • - 2500t d’oignons commercialisés

  • - 20 personnes employées localement dans la coopérative d’août à avril

  • - Une communication en plein essor pour se faire connaître davantage (exemple de la première fête de la récolte sous le parrainage de Mercotte en août 2017)

  • - Existence d’une commission des jeunes (qui relaient du contenu pour les réseaux sociaux par exemple)


 

Autres cultures cévenoles



  • - La châtaigne : historiquement très ancrée dans le territoire, sa production est aujourd’hui plus marginale, mais elle reste cependant identitaire.

  • - Les pommes : objectif bio.

  • - Les pommes de terre : culture ancestrale, elle est appréciée pour son goût et sa finesse propre au terroir. Elle a également un fort intérêt pour la rotation des cultures avec l’oignon.


 

Le Confit d’Oignons Doux des Cévennes de L’Epicurien


L’Épicurien prépare, à partir de l’oignon doux des Cévennes, un délicieux confit d’oignons dans lequel on retrouve toutes les propriétés de ce légume : doux et légèrement sucré. Il est idéal en accompagnement d’une assiette de charcuterie ou dans une tartelette au roquefort et aux noix.

 

Découvrez en vidéo la rencontre avec Thierry Gastou, directeur de la coopérative, et Jérôme Daumet, producteur :